
Une volière pour une passionnée d’ornithologie à Volonne
Fondations, VRD, murs parasismiques, chaux et ouvrages bois
Une volière refaite de fond en comble pour une passionnée d’oiseaux : fondations en béton armé pour porter les murs, terrassement et VRD pour l’eau, l’électricité et les eaux pluviales, murs en agglos au mortier conformes aux règles parasismiques, toiture en plaques sous-tuiles, ouvrages bois façonnés dans du bois exotique récupéré, enduits sable de Vaugines et chaux, et reprise des joints de pierre à la chaux.
- Une volière au fond du jardin
- Terrassement, VRD et drain périphérique
- Une dalle en béton armé pour porter les murs
- Évacuations d’eau et pentes
- Enduits à la chaux et finition grattée
- La reprise des joints de pierre
- Portes et fenestrons en bois exotique
- Un espace pour nourrir et observer
- Une volière prête pour ses pensionnaires
Le projet du client
La cliente est une passionnée d’oiseaux et d’ornithologie. Elle voulait une vraie volière, pas un abri provisoire : un espace clos, couvert, sain, où ses oiseaux pourraient vivre dehors et où elle pourrait les nourrir et les observer de près. Le chantier est donc complet, du sol à la toiture : terrassement et VRD pour amener l’eau, l’électricité et évacuer les eaux pluviales avec un drain d’assainissement et des regards et caniveaux, fondations en béton armé pour supporter les murs, murs montés en agglos au mortier selon les règles parasismiques, toiture en plaques sous-tuiles. Les finitions sont dans l’esprit du bâti ancien : enduits intérieurs et extérieurs en sable de Vaugines et chaux et finition gratté truelle, joints de pierre repris en décroutant puis réenduisant à la chaux.Le chantier, étape par étape
Neuf étapes, du fond de jardin à la volière habitée.Le point de départ
Au départ, un espace adossé aux murs anciens du jardin : un soubassement en pierres roulées surmonté de quelques rangs de parpaings, un sol en terre battue, une couverture de fortune en tôles translucides posée sur une ossature légère. Rien de clos, rien de stable, rien de sain pour des oiseaux. Tout est à reprendre : sol, murs, couverture et réseaux.
Terrassement, VRD et drain périphérique
Le terrassement prépare la plateforme, puis les VRD sont passés : gaine pour l’électricité, alimentation en eau, évacuation des eaux pluviales et drain d’assainissement. Un drain périphérique en gravier sur géotextile longe les murs anciens pour détourner l’eau de ruissellement. Les regards et caniveaux sont posés pour l’entretien et l’écoulement.
Une dalle en béton armé pour porter les murs
La dalle est coulée sur film polyane et treillis soudé sur cales : c’est elle qui sert d’assise aux murs. Les fondations en béton armé reprennent le poids des murs en agglos, montés ensuite au mortier conformément aux règles parasismiques. La surface est lissée et légèrement en pente vers l’évacuation, pour que l’eau de nettoyage s’écoule au lieu de stagner.
Évacuations d’eau et pentes
Dans une volière, l’eau est partout : abreuvoirs, bain des oiseaux, nettoyage du sol. Les évacuations sont donc intégrées au sol, avec une grille encastrée dans la dalle et les attentes pour l’alimentation en eau. Tout est pensé pour que le sol se lave et sèche vite, ce qui compte autant pour l’hygiène des oiseaux que pour la tenue des murs.
Enduits à la chaux et finition grattée
Les murs reçoivent des enduits intérieurs et extérieurs en sable de Vaugines et chaux, finis gratté truelle. La chaux laisse le mur respirer, ce qui est essentiel sur un bâti ancien en pierre : elle évacue l’humidité au lieu de la piéger derrière un enduit étanche. Le sable de Vaugines donne cette teinte ocre claire, chaude, qui s’accorde avec la pierre du jardin. La toiture en plaques sous-tuiles est posée avec sa gouttière et sa descente en zinc, et le pied de mur reçoit son drainage en gravier.
La reprise des joints de pierre
Les murs en pierre existants ont été décroutés : on retire le mortier fatigué, on nettoie, puis on réenduit à la chaux et au sable. Les pierres roulées réapparaissent, jointoyées proprement, et la pierre respire à nouveau. À l’intérieur, ce mur en pierre apparente donne à la volière une vraie profondeur et une inertie qui amortit les écarts de température.
Portes et fenestrons en bois exotique
Les portes et les fenestrons qui servent à nourrir et à observer les oiseaux ont été fabriqués sur mesure, dans du bois exotique récupéré que les clients avaient en stock. Du bois qui aurait fini inutilisé devient ainsi l’ossature et les ouvrants de la volière. L’ossature bois reçoit un grillage fin, tendu entre les poteaux, qui laisse passer la lumière et l’air tout en protégeant les oiseaux.
Un espace pour nourrir et observer
L’aménagement intérieur est pensé pour la vie quotidienne : un comptoir en bois pour préparer la nourriture, un bassin en pierre alimenté en eau pour le bain des oiseaux, des perchoirs en branches et en cordes tendues sous la toiture. Ici, la volière n’est pas seulement un enclos : c’est un poste d’observation, où la cliente peut s’installer et regarder ses oiseaux de près.
Une volière prête pour ses pensionnaires
La volière est terminée et déjà habitée : les oiseaux circulent entre les perchoirs, se posent au bassin et sur les branches, et les plantes en pot apportent un peu d’ombre et d’humidité. Côté extérieur, la gouttière déverse dans le drainage en gravier, le grillage ferme l’espace, et le mur de pierre à l’arrière rappelle le bâti ancien du jardin. Un ouvrage sur mesure, fait pour durer.
Le chantier en images

Un résultat qui dépasse les attentes
- Fondations en béton armé pour supporter les murs de la volière.
- Terrassement et VRD : eau, électricité, eaux pluviales et drain d’assainissement.
- Regards et caniveaux posés pour l’écoulement et l’entretien.
- Murs en agglos au mortier, conformes aux règles parasismiques.
- Toiture en plaques sous-tuiles avec gouttière et descente en zinc.
- Portes et fenestrons fabriqués en bois exotique récupéré chez les clients.
- Enduits intérieurs et extérieurs en sable de Vaugines et chaux, finition gratté truelle.
- Joints de pierre repris en décroutant et réenduisant à la chaux.
- Un espace habitable et fonctionnel : comptoir, bassin en pierre, perchoirs, nichoirs.
Questions fréquentes
Pourquoi des fondations en béton armé pour une simple volière ?
Parce que la volière porte des murs, une toiture et du grillage tendu, et qu’elle est exposée au vent. Des murs en agglos posés sur un sol en terre battue finissent par tasser et fissurer. Les fondations en béton armé reprennent les charges, répartissent le poids sur un sol stable et permettent de monter des murs conformes aux règles parasismiques. C’est ce qui fait la différence entre un abri de jardin et un ouvrage qui dure.
Pourquoi des enduits à la chaux plutôt qu’un enduit ciment sur un mur en pierre ?
Parce que la pierre et la chaux laissent passer la vapeur d’eau, alors que le ciment la bloque. Un enduit ciment sur un vieux mur en pierre emprisonne l’humidité : elle ressort par le bas, fait éclater l’enduit et dégrade les pierres. La chaux respire, évacue l’humidité et reste souple, ce qui lui permet d’accompagner les légers mouvements du bâti ancien. Le sable de Vaugines apporte en plus la teinte ocre traditionnelle de la région.
Pourquoi reprendre les joints de pierre en les décroutant ?
Décrouter, c’est retirer l’ancien mortier fatigué, qui se délitait, jusqu’à retrouver une pierre saine et un joint creux propre. On réenduit ensuite à la chaux et au sable : le joint redevient étanche à la pluie tout en laissant respirer le mur. C’est un travail manuel, pierre par pierre, mais c’est ce qui redonne au mur son aspect d’origine et sa tenue. Sans cette reprise, l’eau s’infiltre entre les pierres et le mur se dégrade de l’intérieur.
Peut-on réutiliser du bois récupéré pour des ouvrants de volière ?
Oui, à condition que le bois soit sain et adapté à l’extérieur. Ici, les portes et les fenestrons ont été fabriqués avec du bois exotique que les clients avaient en stock : c’est un bois dense, naturellement résistant à l’humidité et aux insectes, prévu pour rester dehors. Bien assemblé et protégé, il tient parfaitement. C’est aussi une façon d’éviter d’acheter du neuf pour un ouvrage sur mesure, et de donner une seconde vie à un matériau déjà là.

