
Bâtiment annexe type atelier au Poët
Agglos rectifiés collés, dallage béton armé et mur de soutènement
Implantation, terrassement et VRD, fondations par semelles filantes, dallage en béton armé, charpente et couverture, mur de soutènement, placo, menuiseries et enduits : découvrez la construction de cet atelier étape par étape.
Le projet du client
Le client souhaitait un bâtiment annexe de type atelier, accolé à son habitation de la commune du Poët. Un ouvrage fonctionnel et durable, capable de servir d’atelier et de garage, monté dans les règles de l’art et intégré à l’existant. Le chantier couvre l’ensemble de la construction : implantation du bâtiment, terrassement et VRD à la pelle mécanique, fondations par semelles filantes, dallage en béton armé, charpente et toiture, mur de soutènement du terrain, placo et isolation intérieure, pose des menuiseries et grilles de défense, puis enduits et façades.Le chantier, étape par étape
De la première tranchée aux façades enduites : découvrez cette construction au fil de neuf étapes essentielles.Implantation et terrassement à la pelle mécanique
Le bâtiment est d’abord implanté : piquets, axes et niveaux, pour caler exactement sa position par rapport à la maison existante et aux limites du terrain. Vient ensuite le terrassement à la pelle mécanique, avec la mise en place des réseaux (VRD) dans une tranchée ouverte : fourreau rouge pour l’électricité, fourreau bleu pour l’eau potable.
Fondations par semelles filantes
Les fondations sont réalisées en semelles filantes : tranchées creusées, béton de propreté coulé au fond pour isoler le ferraillage du sol, puis mise en place des cages d’armatures avec leurs attentes verticales qui viendront lier les murs. Le béton est ensuite coulé sur toute la longueur.
Élévation des murs en agglos rectifiés collés
Les murs sont montés en agglos rectifiés collés : des blocs calibrés au millimètre, assemblés à la colle plutôt qu’au mortier. Le joint est plus fin, la planéité meilleure, et le mur ne demande presque plus de rattrapage avant l’enduit. Les ouvertures sont réservées au fur et à mesure de l’élévation.
Coffrage et étaiement du chaînage
En tête des murs, le chaînage est coffré puis étayé : poutrelles bois, planches maintenues par serre-joints et étais métalliques réglables. Cette ceinture en béton armé reprend les efforts de la toiture et rigidifie l’ensemble de la maçonnerie. Les attentes en acier sortent des murs pour s’y ancrer.
Dallage en béton armé
Le dallage en béton armé est coulé entre les murs montés, puis égalisé et lissé sur toute la surface. C’est la plateforme de vie du futur atelier : parfaitement de niveau, elle recevra le revêtement définitif. Un coffrage bois tient le béton frais aux seuils des portes.
Charpente et toiture
La charpente est levée puis la toiture couverte en tuiles, avec gouttières et descentes d’eau pluviale. Le bâtiment est alors hors d’eau. En parallèle, le terrain en contrebas reçoit son mur de soutènement en agglos, habillé d’une membrane drainante à picots côté terre et de couvertines béton en couronnement.
Mur de soutènement du terrain
Le terrain étant en pente, un mur de soutènement retient la terre et dégage une cour en contrebas. Sa face côté terre est protégée par une membrane drainante à picots qui évacue l’eau, et son sommet reçoit des couvertines béton qui rejettent la pluie. Des barbacanes assurent le drainage.
Placo, isolation et menuiseries
À l’intérieur, l’isolation est posée puis doublée en plaques de plâtre BA13, jointoyées et prêtes à peindre. Les menuiseries sont mises en place : fenêtres, porte d’entrée, porte de garage sectionnelle, et grilles de défense sur les fenêtres du côté accessible.
Enduits et façades terminées
Pour finir, les façades reçoivent leur enduit, projeté mécaniquement puis lissé, pour une teinte claire homogène avec la maison existante. Le bâtiment annexe s’intègre alors parfaitement, avec ses grilles de défense, son allée en gravier et son jardin aménagé.
Le chantier avant / après
Le chantier en images

Un résultat qui dépasse les attentes
- Bâtiment implanté, terrassé et raccordé aux réseaux (VRD) à la pelle mécanique.
- Fondations par semelles filantes avec béton de propreté et attentes verticales.
- Murs montés en agglos rectifiés collés : joints fins et planéité maîtrisée.
- Chaînage coffré et étayé en tête de murs, reprenant les efforts de la toiture.
- Dallage en béton armé coulé, nivelé et lissé sur toute la surface.
- Charpente levée et toiture couverte en tuiles, gouttières et descentes posées.
- Mur de soutènement avec membrane drainante, barbacanes et couvertines béton.
- Isolation intérieure et doublage BA13 jointoyés, prêts à peindre.
- Menuiseries, porte de garage sectionnelle et grilles de défense en place.
- Façades enduites, teinte homogène avec la maison existante.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un agglo rectifié collé ?
C’est un bloc de béton calibré avec une précision de l’ordre du millimètre, assemblé à la colle plutôt qu’au mortier. Le joint est très fin, ce qui améliore l’isolation et surtout la planéité du mur : les tolérances de montage sont bien plus serrées qu’avec des blocs classiques. Résultat, moins de rattrapage d’enduit et une finition plus régulière.
Pourquoi couler un béton de propreté sous les fondations ?
Le béton de propreté est une fine couche de béton non armé coulée au fond de la tranchée. Elle offre une surface plane et propre au ferraillage, et surtout elle l’isole de la terre : l’acier ne risque plus de se retrouver en contact avec l’humidité du sol, ce qui le protège de la corrosion et garantit la tenue des armatures dans le temps.
À quoi sert le chaînage en tête des murs ?
Le chaînage est une ceinture en béton armé coulée en tête des murs, coffrée puis étayée. Il solidarise tous les murs entre eux et reprend les efforts de la toiture, en répartissant les charges sur l’ensemble de la maçonnerie. C’est lui qui évite que la structure ne travaille point par point, notamment en zone exposée au vent ou à la neige.
Pourquoi un mur de soutènement avec membrane drainante ?
Un mur de soutènement retient la terre, mais aussi l’eau qu’elle contient. La membrane drainante à picots empêche cette eau de s’accumuler contre le mur : elle la laisse descendre vers les barbacanes qui l’évacuent. Sans ce dispositif, la pression d’eau finit par fissurer ou déformer l’ouvrage. Les couvertines protègent quant à elles le couronnement de la pluie.

